C’
est de l’Australie aux États-Unis en passant et
repassant par l’Europe que Percy Grainger construit un
discours qui lui est propre. Il s’imprègne des
musiques traditionnelles de tous les continents et les confronte avec un
goût prononcé pour l’insolite, qu’il développe... ou
résume « in a nutshell ».
Depuis sa Bohème natale, Anton Dvořák voyage
également sur plusieurs continents, avant de s’installer
plusieurs années à New York. Tout en s’adaptant aux mœurs
locales, il demeura cependant toute sa vie très attaché
à son pays, ce qui apparaît au travers de
toute son œuvre.
Enraciné dans le courant minimaliste de Phil Glass et Steve Reich, le compositeur américain John Adams se tourne ensuite vers un style qui mêle les multiples influences venant nourrir la culture américaine : jazz, rock, musiques traditionnelles…, le tout intégré dans une harmonie post-romantique.

OZART confirme, à 19 ans, son style brillant, lyrique et virtuose, avec son 4° concerto pour violon composé en 1775. Cette œuvre d’influence italienne résonne avec le saisissant Gloria de VIVALDI, écrit entre 1713 et 1717 dans la même tonalité triomphante de ré majeur. Ce Gloria figure au sommet des œuvres sacrées caractérisant le génie du mystérieux « Prêtre Roux », dont l’écriture, influencée par l’opéra, regarde vers l’avenir et frappe par son efficacité expressive.

L’
opéra, depuis ses débuts, siècle après siècle, exhale un
vent de libervté qui puise dans les réalités vécues par ses
contemporains. Qu’il enchante un monde imaginaire,
magnifie l’amour ou piétine les destins des grands et des
petits, les héros luttent contre leurs chaînes et défient leur
monde.
La voix des grands chœurs nous emporte sur un
chemin conté, des esclaves de Nabucco à ceux de
Fidelio, de l’indomptable Carmen à la tragique Violetta, car
c’est aussi - surtout - par les ailes dorées du rêve que la
liberté commence...
Le GAM se mettra sur son trente-et-un, avec orchestre et chœur au grand complet, pour contenter les fondus d'opéra et pourfendre - ventrebleu! - les affreux prédateurs de liberté.














Orchestre GRADUS AD MUSICAM
Direction Aline DUBUIT / Erwan
CORVELER
Samedi 29 août 2026 à 20h30
Église St-Léopold Lunéville
Tarifs par concert hors abonnement à Poirel (hors frais de location) :
Renseignements et
abonnements:
Gradus Ad Musicam
55 rue du Pont de
Pierre
54270 ESSEY LES NANCY
tél. : 03.83.21.09.19

T
he Music Makers d’Edward Elgar, ode symphonique pour chœur et orchestre, célèbre la création artistique. Inspiré par un poème d’Arthur O’Shaughnessy, ce chef-d’œuvre de 1912 nous emporte dans un monde croisé entre l'artiste rêveur et l'artiste créateur : « Nous sommes les créateurs de musique, et nous sommes les rêveurs de rêves ».
Cette somptueuse fresque chorale est rarement programmée en dehors de l'Angleterre et sera donc une découverte pour beaucoup de mélomanes.
Majestueuse, luxuriante, tantôt languide et velouteuse, tantôt bucolique ou torrentielle, c'est une œuvre, comme disent les Anglais, devastatingly beautiful (belle à tomber par terre).
R
endez-vous annuel avec la musique de Bach, deux œuvres
majeures du Cantor, où les cordes sont particulièrement sollicitées
dans une magnifique matière instrumentale, et armées d’une
rhétorique infaillible. La musique baroque dans sa plénitude.
Œuvre de circonstance, l'Oratorio de l'Ascension, BWV 11, nous
offre une instrumentation luxuriante : 3 trompettes, 2 flûtes, 2
hautbois, rehaussée d'un chœur puissant et virtuose, avec, entre
autres, deux remarquables récitatifs accompagnés, dont le second
offre un concentré de la science harmonique de Bach, accumulant
dissonances étonnantes et chromatismes.
Le Concerto brandebourgeois n°3 est l’une des œuvres les plus éclatantes du recueil dédié au margrave de Brandebourg. Écrit pour neuf instruments à cordes et basse continue, il déploie une énergie foisonnante, une virtuosité collective remarquable et un dialogue incessant entre les pupitres, emblématique du génie contrapuntique de Bach.